L'autodidacte

En tant que Freelance, faut-il haïr les recruteurs ?

En tant que Freelance, faut-il haïr les recruteurs ?
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Dans ce billet nous allons revenir sur l’aversion que peuvent avoir les développeurs envers les recruteurs et sur la nécessité de les voir comme des partenaires plutôt que comme des ennemies.

Désolé pour toi Camarade recruteur si tu passes par là, ça peut sembler très cru, mais autant être très clair et éviter de tourner autour du pot.

Pourquoi les développeurs détestent-ils les recruteurs ?

Ce n’est ni un secret, ni un tabou. Les développeurs ont tendance à mépriser les recruteurs et soyons honnêtes, pendant longtemps il y a eu des raisons plus que valables d’adopter cette posture.

Entre la recherche du mouton à 5 pattes, du « Javascript Ninja » ou encore de développeur Java parce que sur le profil il y a écrit Javascript, les prises de contact automatisées par mail ou LinkedIn souvent à côté de la plaque, la difficulté à obtenir des informations de base sur la mission avant un éventuel entretien téléphonique, … Les relations peuvent être assez compliquées.

Globalement nous avons tendance à avoir le sentiment d’être des marchandises que les recruteurs souhaitent exploiter sans même chercher à comprendre ce que nous faisons ni même ce que nous sommes.

Il faut cependant être totalement honnête, les recruteurs charcutiers ne sont pas la totalité des recruteurs. Il y a fort heureusement beaucoup d’excellents recruteurs avec une véritable connaissance de la tech et possédant une véritable approche humaine (oui bon ça veut tout et rien dire cette formule, je l’admets volontiers).

Et si nous devions simplement les considérer comme des apporteurs d’affaire ?

Que nous aimions les recruteurs ou non, qu’ils nous aiment ou non, il ne faut surtout pas perdre de vue le principal : nous faisons du business.

Si dans le contexte d’un poste de salarié nous pourrions avoir une vision totalement différente, pour ce qui est du freelancing, il faut garder à l’esprit que les recruteurs sont des apporteurs d’affaire, des liens entre nous et les clients finaux.

Quand un commercial vient te proposer une mission en régie sur 6 mois avec un TJM de 650€, c’est avant tout un contrat d’environs 80k€ qui t’est proposé. C’est loin d’être négligeable, d’autant plus que ce contrat de 80k€, tu n’aurais probablement pas pu l’obtenir autrement.

Rembobinons.

Comment ça le contrat n’aurait pas pu être obtenu autrement ?

Il est capital de savoir que pour beaucoup d’entreprises, notamment des grandes entreprises et grands groupes, il faut être référencé comme fournisseur pour pouvoir faire de la prestation. Pour être référencé, il faut répondre à un cahier des charges qui ne pourrait juste pas être défendu par un freelance seul. C’est ainsi que pour pouvoir faire des missions dans certaines entreprises, il n’y a pas le choix : il faut passer par un tiers.

Dans ce contexte, quoi de mieux que d’avoir des partenaires qui viennent te proposer des missions ?

Comment les free pourraient reprendre l’ascendant

Maintenant que nous avons dressé un petit topo sur le sujet, prenons un instant pour imaginer comment nous, freelances, pourrions reprendre la main sur cette relation qui a souvent tendance à nous écraser un peu.

Ce que je souhaite détailler ici, c’est la mise ne place d’un document qui pourra être partagé directement avec les recruteurs lorsqu’ils prennent contact.

Ce document peut être un PDF ou une page en ligne. En ce qui me concerne, j’ai mis ça sur Notion, sous la forme d’une page publique. De cette manière je peux la partager facilement

Informations essentielles

Dans un premier temps, le document commence par les informations essentielles :

  • TJM
  • Localisation
  • Télétravail (fréquence, si concerné)
  • Durée de mission souhaité
  • Liens utiles (Github, Linkedin, page Malt, …)

L’idée

Critères de mission

Ensuite, définissons clairement ce que nous souhaitons et ne souhaitons pas.

  • Quel type d’industrie souhaité ou refusé ?
  • Quel type de mission, stack, responsabilité, … ?
  • Quelle localisation, fréquence de remote ?
  • Quel TJM ?

Bref, l’idée ici est de lister très clairement ce que l’ont veut et ne veut pas. Attention, les nuances sont importantes. Il y a ce que l’ont veut et ce que l’ont souhaite, ce que l’ont ne souhaite pas et ce que l’ont refuse.

Il est également utile de préciser ce sur quoi il est possible de négocier, par exemple :

Sur site maximum 2x par semaine (idéalement 1x ou roulement 2x toutes les deux semaines). Possible d’être sur site un peu plus longtemps au démarrage de la mission.

Ensuite, il est nécessaire de proposer une synthèse de son profile, idéalement en un paragraphe. Les expériences détaillées viennent à la fin du document, par besoin de noyer le lecteur dans trop d’information dès le départ.

Prise de rendez-vous

Ce document, finalement, c’est un tunnel de vente. Un tunnel de vente doit mener à une action. Dans notre cas, l’action c’est une prise de rendez-vous.

Vous pouvez inclure le widget d’un outil comme Calendly qui permettra de gérer tout le processus de prise de rendez-vous. Concrètement, vous liez votre agenda à l’outil pour empêcher la prise de rendez-vous à des moments où vous n’êtes pas dispo. Il est également possible (nécessaire) de déterminer des créneaux pour les prises de rendez-vous. Par exemple, le 10h a 11h et de 16h à 17h du mardi au jeudi.

Il existe encore pas mal de fonctionnalités comme la création de visio automatique, le rappel de rdv aux participants ou encore l’ajout de périodes impossible à réserver avant et après un événement.

De cette manière, il est possible de laisser au recruteur la possibilité de poser un rendez-vous de 10/15 minutes à un moment qui vous convient.

CV

C’est la fin du document. Il faut, c’est à ce moment que le contenu le plus imposant peut être placé, comme une forme d’annexe.

Bien que le CV soit proposé au téléchargement au début du document, il peut être utile de laisser la possibilité au recruteur de le voir directement dans le document sans avoir à télécharger quoi que ce soit.